Présentation

Histoire

Notre paroisse et l’église de Saint Géry de Vieux-Genappe

Un peu d’histoire…      

La paroisse de Vieux-Genappe existe depuis plus de dix siècles.  Au tout début,  elle portait le nom de Genappe et beaucoup ont cru tout un temps qu’elle appartenait au diocèse de Cambrai.  Des recherches plus récentes prouvent son appartenance, à cette époque,  au diocèse de Liège.

En 1096, la comtesse Ide de Brabant donne l’église de (Vieux)-Genappe et ses revenus à l’abbaye d’Affligem.   Au début du XIIIième siècle, le bourg est divisé en Nouveau-Genappe et Vieux-Genappe.  Cependant une grande partie du Nouveau-Genappe restera dépendante de la paroisse de Vieux-Genappe jusqu’en 1836.

L’église actuelle date de 1779.  Elle est bâtie sur l’emplacement d’une autre beaucoup plus petite et plus ancienne.  Cette dernière avait été, en 1459, le théâtre du baptême de Joachim,  fils du Dauphin de France, le futur Louis XI.  A cette occasion, elle avait aussi accueilli en son sein le duc de Bourgogne Philippe le Bon, le parrain du bébé.

Durant le XVIIième siècle et une partie du XVIIIième siècle, l’ ancienne église a continué à être utilisée pour les cérémonies même si elle était en très piteux état.   Ce n’est que sous le règne de l’empereur Joseph II que la décision fut prise d’abattre l’ancienne église en 1769 et d’entreprendre la construction de la nouvelle bâtisse  qui ne fut terminée qu’en 1779.  C’est l’église telle que nous la connaissons à ce jour qui mesure 42m de long, 16m de large avec un cœur remarquable par sa grandeur de 15m de profondeur

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Découvrons ensemble l’église actuelle.

En s’approchant de l’église nous découvrons  un bâtiment en briques dont les angles et les encadrements de fenêtres sont en pierre bleue. La façade est constituée en majeure partie de moellons blancs reposant sur un soubassement en pierres de taille.  En levant la tête nous découvrons notre clocher effilé s’élançant fièrement vers le ciel tout en nous indiquant l’heure avec sa nouvelle horloge installée  fin d’année 2014.

Entrons ensemble dans l’édifice, le porche entièrement renouvelé en 2013 et 2014 nous accueille chaleureusement avec ses boiseries et la grande porte vitrée ouverte vers la nef centrale.

Passons le portail vitré, nous découvrons à notre droite et notre gauche deux bancs de marguilliers provenant de l’ancienne église

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Au niveau de la nef centrale menant au cœur nous découvrons de part et d’autre un ensemble de statues représentant différents saints et saintes :.

  • Saint Géry: le patron de la paroisse,  statue en tilleul de la première moitié du XVIIième siècle et niche en chêne de l’ancienne église.  Saint Géry fut le diacre à Trêves et fut désigné par Childebert II comme évêque de Cambrai vers 585.  Il décéda vers l’an 627.
  • La Vierge Marie : Statue en bois polychrome datant du XVIIIième.  Elle dispose de plusieurs habits des XIXième et XXième siècles.
  • Saint Roch: en bois et niche en chêne (1980)
  • Sainte Adèle: en bois polychrome (fin du XVIIième),  niche en chêne de l’ancienne église.  Sainte Adèle porte un anneau argenté à son bras.  Cet anneau est un trophée remporté en 1894 par une équipe de Promelles victorieuse d’un tournoi de « jeu de fer » organisé par la ville de Nivelles.  Il fut déposé en ex-voto en 1897 à la Vierge de la chapelle attenante à la ferme Gaillard à Promelles pendant une vingtaine d’années pour après être confié à la garde de sainte Adèle dans l’église de Vieux-Genappe.
  • Saint Eloi: Statue en tilleul de 1703 et niche en chêne de l’ancienne église.  Anciennement, le jour de la saint Eloi, la statue était placée dans le chœur et une messe était célébrée  à laquelle assistaient tous le cultivateurs et forgerons du village.

                             

Trônant en majesté au centre du chœur, nous trouvons un magnifique Maître-Autel en chêne de 1703 dédié à Saint-Géry.  En haut du retable nous trouvons les armoiries d’Hubert de Principiano, archevêque de Malines et abbé d’Afflighem de 1690 à 1711 avec sa devise « Non in gladio sed in nomine Domini »   Au centre de cet ensemble harmonieux  nous pouvons voir  la figuration de la Sainte Trinité : Dieu le Père, la Colombe et l’Agneau de l’Apocalypse.

Nos nefs latérales ne sont pas, pour autant, moins intéressantes.

  • A droite nous trouvons l’Autel Saint Nicolas en chêne qui date du début du XVIII siècle.  Il est orné d’une statue représentant le Saint genou fléchi, mitre posée au sol et implorant le Seigneur. Cet autel dépendait de l’hôpital de Saint Nicolas de Nivelles qui en avait la charge.  A cette époque, une messe par quinzaine devait y être célébrée.
  • A gauche nous trouvons l’Autel de la Vierge datant du début de 1660.  Il provient de l’ancienne église.  Son retable en chêne est orné d’une toile qui représente Notre-Dame du Perpétuel Secours peinte par une religieuse rédemptoriste de Bruges. Cette toile a été offerte en 1935 par Gustave Paridaens, bourgmestre de Vieux-Genappe.  Cette toile remplace une autre toile bien plus ancienne qui datait de 1660.
  • Au niveau des nefs latérales nous pouvons découvrir 4 confessionnaux   ainsi que des lambris et des stalles en chêne datant de 1779.
  • 25 pierres tombales provenant de l’ancienne église sont placées dans le dallage.

    

En faisant  le tour de l’église nous découvrons  un  chemin de croix composé de tableaux d’une dimension de 3m x 2m peint sur toile datant de 1869 et peints par un artiste Nivellois dénommé Lambrechts.

Notre église est illuminée chaque jour par des fenêtres qui sont garnies de vitraux datant de 1876. Ces vitraux sont composés d’élégantes arabesques blanches sur fond jaune entourant un médaillon portant un titre attribué à la Vierge.  Une exception toutefois pour les deux vitraux de part et d’autre du maître-autel. L’un représentant saint Mathieu Évangéliste à gauche et l’autre saint Jean Évangéliste à droite.

Nous voilà de retour au fond de l’église où nous pouvons découvrir les Fonts Baptismaux en pierre bleue datant du XVIIIième  siècle qui font face à la chapelle de semaine.  Dans cette chapelle se trouve un retable en bois néo-gothique avec des ornements sculptés et cinq tapisseries (en restauration) représentant de gauche à droite, Saint Louis roi de France de 1226 à 1270, Saint Camille de Lellis, au centre une Colombe, Saint Vincent de Paul, le cinquième panneau reste ambigu Sainte Elizabeth de Hongrie ou Sainte Isabelle du Portugal ou encore Sainte Elizabeth du Portugal.

En nous dirigeant vers la sortie nous pouvons observer un  ensemble de Grandes Orgues datant de 1842. Notre organiste  joue toujours sur  ces Grandes Orgues lors des  célébrations dominicales.

Nos deux chapelles principales

La chapelle Saint Géry

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Le bâtiment actuel de la chapelle Saint Géry fut construit en 1919 par Madame Robert-Belot et est dédiée au Saint Patron de notre paroisse.  Elle remplace une ancienne chapelle qui était plus grande et éclairée par 4 fenêtres en plein cintre garnies de vitraux.

On venait à la chapelle pour vénérer Saint Géry afin d’invoquer la guérison de la fièvre aphteuse. Pas si loin de nous, en 1951, ce fut le cas suite à une grave épidémie de fièvre aphteuse qui sévit sur le bétail du pays. Durant les mois de novembre et décembre notre chapelle vit défiler plusieurs centaines de pèlerins venus quérir les bonnes grâces de notre Saint Patron.

La chapelle de Promelles

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La grande chapelle de Promelles dédiée à la Vierge se trouvait sur la gauche du chemin de la « Cense  Brulée » en face du château. Nous en retrouvons des traces dans la carte figurative de Promelles réalisé par le géomètre juré Maître Braeckman de Nivelles en 1739 et la carte de Ferraris de 1771.

A partir de la Révolution Française, cette première chapelle  fut  petit à petit laissée à l’abandon et s’écroula.

A son emplacement on construisit une plus petite chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste.  Cette petite chapelle fut malheureusement mal entretenue et disparu à son  tour à la fin du XIXième.

Il faudra attendre 1972 pour qu’une chapelle réapparaisse.. Cette même année les habitants de Promelles aménagèrent en chapelle publique une dépendance de la ferme du Comte se trouvant le long de la route de Vieux-Genappe – Lillois. En 1974, Mme Ganshof van der Meersch, propriétaire de la ferme du Comte, fît don du bâtiment utilisé comme chapelle à la Fabrique d’église. Cette chapelle est dédiée à Saint Jean-Baptiste et fut ouverte au culte en 1973.  Son aménagement est simple avec un aspect rustique.   Nous pouvons admirer à l’intérieur une  pierre tombale provenant du Vieux cimetière de Vieux-Genappe.

Nos curés

1243 : Werys

1532 : Guillaume de Lombecq

1571 : Godefroid Amandia

1601-1647 : Thiry Bosman

1648-1672 : Philippe Grégoire

1672-1701 : Philippe Fouret

1701-1710 : Simon Jacques Paradis

1711-1733 : Jean Wautelet

1734-1735 : Des desservants ont occupé la cure

1735-1770 : François Simon

1772-1790 : Guillaume Golenvaux

1790-1801 : Jean- Baptiste Jadouille

1802-1814 : Jean Maubille

1814-1819 : Charles Boudron

1819-1825 : Pierre Lalieu

1825-1829 : D. Van Hemelryck

1829-1837 : Modeste Charles

1837-1838 : Guillaume Pitsaer

1838-1856 : Jean Van Pelcom

1856-1889 : Justin Majoie

1889-1907 : Charles Poot

1907-1938 : Edmond Lacourt

1933-1934 : Fernand Demaret

1934-1941 : Fernand Sville

1941-1968 : Albert Teurlings

1968-1984 : Charles Vanderstichelen

1984-1989 : Michel Collin

1989-2005 : François Stillhard

2005-2014 : Michel Beya

2014-     Joseph Muaka